

Berlusconi et l'Italie qui devient terre de la dictature du XXIème siècle
[Joueur italien Di Canio {merci Mehdi} --- Disegno di Antonio rare caricature existante]
( Article Info France 2 )
Silvio Berlusconi a signé vendredi un accord politique avec le mouvement néo-fasciste Alternative Sociale (AS).
Le chef du gouvernement italien a conclu ce pacte avec le mouvement dirigé par Alessandra Mussolini, petite-fille du dictateur italien, à sept semaines des élections législatives.
L'accord a suscité la colère d'alliés de M. Berlusconi en raison de la présence au sein de l'AS de personnalités controversées liées à des groupuscules néo-fascistes.
"Notre album de famille est exemplaire, immaculé", leur a donné en guise de réponse Silvio Berlusconi.
Le rapprochement a été trouvée lorsque Alessandra Mussolini et ses deux alliés encombrants, Roberto Fiore, chef de Forza Nuova (Force neuve) et Adriano Tilgher, chef du Front Social National (FSN), ont décidé jeudi de ne pas présenter leur candature personnelle sur les listes de la Maison des libertés (CDL, la coalition au pouvoir) et d'en proposer d'autres.
"C'est extrêmement grave que Berlusconi signe des accords avec l'extrême droite néo-fasciste", a estimé Massimo D'Alema, président des Démocrates de Gauche (DS, principal parti d'opposition).
Malgré le retrait de Roberto Fioredes et d'Adriano Tilgher, "le problème principal reste cependant le partage des valeurs fondamentales et du projet politique", a souligné Ignazio La Russa, chef des députés d'Alliance Nationale, second parti de la coalition de Silvio Berlusconi.
L'accord conclu entre la coalition au pouvoir et l'AS comprend sept éléments, dont la création d'une banque d'Etat pour le sud défavorisé du pays, la privation des permis de séjours aux immigrés surpris en flagrand délit et l'expulsion des condamnés vers leur pays d'origine. Il prévoit également des mesures restrictives contre les importations principalement chinoises.
Je suis choquée, révoltée, outrée. Un blog d'actualité objectif, oui je suis d'accord. Mais la tentation est trop forte pour que je laisse de côté ma colère. Celle de voir un pays riche à tout point de vue se laisser ravager par les turbulences politiques d'un dictateur d'aujourd'hui.
Déjà, le documentaire de Sabina Guzzanti (viva zapatero!), même si controversé, m'avait fait prendre conscience que l'Italie avait perdu une partie de sa liberté, de sa presse, de son art et de sa politique. Un titre qui suscite une réflexion : pourquoi parler de Zapatero alors que nous sommes en plein coeur de l'Italie? En fait, Zapatero, dès son arrivée au pouvoir, a supprimé toute oppression sur la presse. L'Italie, fondatrice de l'Europe, devrait aujourd'hui prendre exemple sur l'Espagne, autrefois aidée économiquement par les 'Anciens'. Notre Cavaliere compose des chansons pour Miss Italia, anime des talk-show, mais sait-il réellement ce qu'un président a pour rôle? Ou justement est-il normal qu'un Homme, le premier politique du pays, joue un rôle de comédien dans un pays à redresser? Cette fois-ci, il faut réagir. Berlusconi, une main serrée avec la petite-fille de Mussolini. On croit rêver. Nous sommes en 2006, les dictatures ont marqué l'Histoire de l'Europe, et un des principaux chefs politiques de l'Union signe un accord avec un parti néo-fasciste? Le football, souvent à l'image des problèmes de notre société, témoigne de l'engagement fasciste des joueurs italiens... Dans quel monde vivons-nous?
Pour informations, voici Alessandra Mussolini :
Alessandra Mussolini, née le 30 décembre 1962 à Rome (Italie), est une femme politique italienne. Elle est la fille de Romano Mussolini, 3e fils du dictateur fasciste Benito Mussolini et d'Anna Maria Scicolone, sœur cadette de l'actrice Sophia Loren.
Élue à Naples en 1992 pour la Chambre des députés avec l'étiquette Mouvement social italien (Movimento Sociale Italiano, MSI), d'inspiration néofasciste qui deviendra en 1994 l'Alliance nationale (Alleanza Nazionale, AN), elle manifeste son désaccord avec le chef de ce parti, Gianfranco Fini, vice-président du gouvernement de coalition dirigé par Silvio Berlusconi.
Rejetant la ligne politique de l'Alliance nationale, qui, selon son point de vue, jette aux orties l'« héritage mussolinien » (Gianfranco Fini ayant décrit le fascisme comme un « mal absolu »), elle démissionne avec fracas du parti le 28 novembre 2003 et ne tarde pas à créer l'Alternative sociale (Alternativa Sociale con Alessandra Mussolini), étiquette sous laquelle elle a obtenu environ 1% des voix aux élections européennes des 12 et 13 juin 2004 et un siège de député, le sien, au Parlement européen.
( -wikipédia- )
Une dernière phrase : que l'actrice et que le comédien politique laissent l'Italie en paix. Italiens, votez contre Berlusconi.


2 Comments:
At 12:19 AM,
mehdi said…
cet accord causera sans doute des Pbs en Italie sur les libéretés,en 2006 ya encore de la dictature,c'est un peu grave tout ceci.
At 1:50 PM,
Asty said…
L'Italie est en régression depuis une quinzaine d'années. Forcément, ça invite au trouble politique. C'est comme en France, finalement, Berlusconi est un Sarkozy italien, sauf que la société italienne n'est pas la même, elle est prête déjà à plus de libéralisme.
Reste qu'"il Cavaliere" a gagné ses législatives sur une grosse coalition.. et qu'il ne gagnera pas à tous les coups, surtout si ses alliés à sa gauche se désengagent.
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